L'envie d'autre chose, de beau, de serein me prend à l'arrivée de ce soleil tant attendu après un long hiver...
Incroyable comme le son léger du vent dans l'eucalyptus, les bambous, le palmier, les bananiers peuvent me rassurer et je n'imagine pas le silence de ces grands terrains sans arbre, engazonnés ou bétonnés...
j'imagine, avec nostalgie et tristesse ce que j'aurai pu entreprendre dans cette maison aux mille possibilités ; un spa dans une véranda ouvrant sur ce jardin, une cuisine ouverte sur le séjour afin de faire entrer la lumière et la chaleur dans un endroit que j'affectionne tout particulièrement puisque j'adore cuisiner... Une terrasse en bois entourée de dalles de galets noirs pour rappeler l'anthracite des baies vitrées, une douce fontaine au pied de la tête de bouddha pour son bruit apaisant et le bonheur de voir l'eau... Ma tête est remplie d'idées mais le nerf de la guerre me manque et ma tristesse est grande de penser de plus en plus souvent à mettre en vente ce joyau à l'état encore brut qui m'a abrité durant 13 longues années.
« Ici-bas, on ne peut jamais vivre son rêve, la vie est si petite et le rêve si grand. »
de Carmen Sylva
Photos Geneviève Lecoeur (tous droits réservés)