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vendredi 6 janvier 2017

JANVIER...Mois de la réflexion ?

Janvier. L'hiver semble s'être installé dans nos jardins recouvert d'un léger voile blanc. Le paysage est comme figé. Rien ne bouge, pas un souffle de vent sous un ciel bleu glacé...Pas un seul chant d'oiseau ne vient troubler agréablement ce moment.


Notre Normandie est différente mais toujours aussi belle sous cette froidure. Les passants, bien emmitouflés ne s'attardent pas trop longtemps dehors et rejoignent très vite leurs pénates...Le froid est partout même dans nos coeurs meurtris d'une année 2016 qui a été dure pour tous. L'espoir n'est pourtant pas loin et l'on se surprend à espérer que notre beau pays retrouvera très vite ses lettres de noblesse. Vivre sur les acquis d'un pays n'est jamais bon, il faut savoir avancer, se renouveler dans l'intelligence et le respect de chacun. Malheureusement, plus nous nous aventurons dans ce troisième millénaire, plus nous sommes navrés de constater le peu de considération que nous accordons aux autres. 
La France va mal, ce qui n'est pas un scoop, allez-vous me dire. Alors pourquoi la médiocrité s'installe-t-elle un peu partout quand il faudrait voir émerger les meilleures têtes pensantes pour régir notre pays, nos campagnes ? Il est curieux de constater que la jalousie de certains sur d'autres plus talentueux, plus expérimentés prennent le pas sur le bien-être des concitoyens déjà exsangues ! La réflexion n'existe plus. A sa place on constate un appétit féroce pour le pouvoir, chacun tire la couverture à lui et gare à ceux qui se mettent en travers car ils sont écartés sans ménagement. Gare à ceux qui dénoncent les faits, ils sont conspués. 

Que ce soit au niveau national avec la Présidentielle qui se profile à l'horizon ou maintenant pour des petites élections rurales, les enjeux semblent vitaux, les attentes élevées, au point d'écarter par tous les moyens ceux qui pourraient faire avancer les choses. 

La France n'est pas prête de se redresser. Elle vacille sous le poids de la bêtise devenue le point culminant de ce siècle...Elle en a pourtant vu, elle en a pourtant vécu des aventures mais elle semble avoir fait un retour vers un autre siècle où les gens étaient prêts à tout pour obtenir le pouvoir...Un pouvoir, pourtant bien éphémère quand on regarde bien car ne doit-il pas être suivi d'une capacité énorme à gouverner ? A gérer des dossiers ? A gérer des gens ?...A être novateurs ? A avoir la capacité de pouvoir fédérer ? La politique c'est comme tout dans la vie ; il faut être habité par la passion...Sans elle point de salut ! 








Photos Geneviève Lecoeur-Tréhet (tous droits réservés)

mercredi 26 août 2015

"Je vois la vie comme une grande course de relais..." (Romain Gary)

Les vacances se terminent...Et le quotidien ressurgit comme un boomerang lancé au début de l'été et qui vous revient en plein visage.

La pluie, les orages, les tempêtes, se sont abattus sur le pays comme un avertissement sonore de la fin de l'immobilisme des vacances. L'attentat déjoué du Thalys par 6 héros Français, américains et anglais font débattre les médias, politiques et psychologues sur le "tous ensemble" pour combattre un fléau récurrent ; le terrorisme. Chacun est mis devant ses responsabilités face à la mort dans un pays en paix. Attendu que la France est en paix, l'Europe est en paix quoique nous commencions tous à en douter sérieusement. N'est-ce pas une sorte de guerre plus insidieuse que les précédentes ? Plus lâche ? Plus sournoise ? Car pas réellement déclarée et pourtant pouvant surgir à chaque coin de rue, surprenant des hommes, des femmes, des enfants en vacances, au travail, dans les transports en commun ou dans les magasins...! Des gens se croyant en sécurité dans leur propre pays. Une génération de personnes qui n'ont pas les codes de la guerre, ne l'ayant jamais connue. Tout cela angoisse et en même temps, bizarrement, installe un genre de fatalisme ambiant. 

On en oublierait presque la hausse de taxes, de charges, de l'électricité et autres petits plaisirs que nous concocte chaque année l'état. Et ce n'est pas terminé car il hausse le prix des impôts des maisons secondaires et la taxe carbone toujours au goût du jour...Pour autant, les prochaines échéances électorales approchant, le gouvernement parle de plus en plus de baisses d'impôts. Propositions qui prêtent à rire si ce n'est à pleurer car les baisses d'impôts ne peuvent s'effectuer que sur ceux qui paient déjà des impôts, qui ont droit en cas de travaux aussi à des baisses d'impôts..etc. Cependant, les petits retraités, les chômeurs, les petits revenus, les laissés pour compte, ceux qui ne paient pas d'impôts mais paient tout de même toutes les charges, toutes les taxes, et qui n'ont droit à rien en cas de travaux dans leur maison, seront toujours dans la même galère. Et cela, aucun, je dis bien aucun politique n'en parle. A ma connaissance, ces nouveaux pauvres vont voter davantage que ceux qui paient des impôts. Mais peut-être, n'iront-ils pas aux prochaines... A méditer ! 

Les vacances se terminent et le train-train quotidien a repris sa place. Les médias posent les mêmes questions aux politiques qui ne pensent qu'aux prochaines échéances électorales. Les médias, politiques et psychologues débattent pour ne rien dire de sujets brûlants de société.  Pendant que les enfants affûtent leurs crayons pour la rentrée et que chacun voûtent le dos devant l'état du pays et cette nouvelle peste noire appelée ; terrorisme. 

Pour autant la vie continue et tant qu'elle est là, elle ne peut qu'être chargée d'espoir.
A l'instar de Romain Gary ; " Je vois la vie comme une grande course de relais où chacun de nous avant de tomber doit porter plus loin le défi d'être un homme."








Photo Geneviève Lecoeur (tous droits réservés)

samedi 27 décembre 2014

A L'AUBE DE 2015...!

Les fêtes de Noël s'éloignent tout doucement et déjà Chacun pense à 2015...









2014 vit ses derniers jours et fera place à 2015 qui apportera probablement avec elle, son lot de joie, bonheur, espoir mais aussi déception, soucis, angoisse, peur du lendemain...On veut, on espère, on prie pour des jours meilleurs, pour la santé ou l'amour...Mais quoiqu'il en soit, la nature humaine se rapproche toujours du bien-être et de la paix...Après la guerre ! 

Je sais. Vous allez me citer Alfred De Musset :   

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux."


Et vous aurez raison. L'être humain a besoin de nouveaux challenges pour se réaliser mais le peut-il ? En est-il capable ?...Alors ce qui est vrai en amour l'est-il en toute chose de la vie ? Arriverons-nous un jour à vaincre nos défauts qui nous caractérisent pour enfin vivre en bonne intelligence ? 
Voulez-vous vraiment que je vous réponde ? Eh bien ! en toute franchise, une grande partie cherche un terrain d'entente, l'autre, sème le chaos et l'on fini ainsi par récolter un monde fou...

Le monde dans lequel nous vivons actuellement est un mélange improbable de modernité absolue et du plus pur moyen-âge. Il est difficile de savoir qui de l'un ou de l'autre va l'emporter. L'un peut faire de notre passage, une grande civilisation. L'autre, peut tout simplement la faire disparaître...De quoi se poser de sérieuses questions sur notre devenir. 

Au crépuscule de cette année et à l'aube de la nouvelle, nous sommes nombreux, à avoir l'espoir d'une terre qui tournerait enfin rond, si je puis dire. Quoiqu'il en soit, gardons les yeux bien ouverts sur notre avenir sans trop faire de fatalisme car cet avenir nous appartient essayons d'en faire le meilleur usage qui soit...!  







Photo Geneviève Lecoeur (tous droits réservés)

mardi 11 novembre 2014

JULIA et la GRANDE GUERRE de 14-18...!

Julia, bien au chaud, regardait les commémorations des cent ans de la Grande Guerre de 14-18...








En attendant la venue du Président, les médias meublaient, en passant les témoignages des arrières petits enfants de gens illustres ou illustres inconnus...
Il est intéressant de constater que cette guerre "oubliée" au profit de la seconde guerre mondiale, suscite aujourd'hui, tant d'intérêt. Une guerre où tant de jeunes trouvèrent une mort atroce dans des tranchées insalubres ; gazés, mutilés, fusillés...Le sang de nos ancêtres courageux, versés dans un conflit dont les motifs restent pour le moins flous. Oubliée dans les méandres de la vie politique qui a ses raisons que la raison ignore. Mais, peut-être aussi, parce que ces hommes, ceux qui sont sortis de cet enfer, vivants, n'avaient pas envie de se raconter, par pudeur, probablement...!

Chaque famille Française, a le souvenir d'un parent qui a été acteur, malgré lui, de cette guerre. Julia se souvient d'un grand-oncle pas comme les autres quand elle n'était qu'une petite fille. Il portait une grande moustache grise qui était toujours en mouvement sur un visage heureux. Son rire résonnait encore aux oreilles de Julia. Un personnage haut en couleur, qui avait marqué un pan de son enfance. Pour autant, il ne parlait jamais de cette étape de sa vie. Il avait vu trop de ses camarades tomber, trop d'atrocités et pensait, à juste titre d'ailleurs que cela n'était pas des récits à raconter à des enfants.
Il avait aussi vécu la seconde guerre mondiale et avait hébergé dans sa jolie maison, une artiste qui, pour le remercier, avait peint sur les boiseries des paysages et des roses d'une beauté incomparable...

Julia se souvenait de l'univers enchanteur qu'il s'était créé. Un univers qui prenait pour elle des allures de paradis dans un jardin aux mille senteurs et couleurs qui descendait jusqu'à la rivière... Les groseilles côtoyaient les framboises, les fleurs, les légumes. Quelques plantes exotiques et la vigne, prônaient dans la serre. Une grande allée permettait de circuler dans ce merveilleux endroit.

Entre l'intérieur et l'extérieur de cette maison, Julia était aux anges. Elle se sentait bien dans cet univers qui reflétait indubitablement la vie, la paix et l'espoir...


Aujourd'hui, Julia se remémorait le message laissé par Charles KUENTZ 

"Aux générations futures, je dirais : soyez les messagers de la paix...Soyez les passeurs de la mémoire de la Grande Guerre, car cette tragédie ne devra jamais être oubliée. Sinon elle risque de recommencer."






Photo et carte postale Geneviève Lecoeur (tous droits réservés)

samedi 18 mai 2013

LE CINEMA FRANCAIS DELIVRE-T-IL DES MESSAGES D'ESPOIR... !

Ce genre de commentaires circulent beaucoup, en ce moment dans les médias : "les français sont pessimistes, pourtant il n'y a pas vraiment matière à l'être !" "Pourquoi tant de désespérance, de désillusion chez les français" ...



Le cinéma français dégage cette morosité ambiante, à part bien entendu, les comédies qui nous sont enviées par le monde entier pour sa fraîcheur toute française... 
Ceci dit, en ce qui concerne les films de fiction comme SILENCES D'ÉTAT de Frédérick BERTHE, présenté hier sur la chaîne publique France2, malgré un jeu d'acteurs, exceptionnel, mettait très vite le téléspectateur dans un univers étouffant et dérangeant. Oui, dérangeant car les dérives de l'état le sont toujours. Les français ne sont plus des enfants de choeur, ils savent que le monde politique est glauque et que le mensonge est, en quelque sorte, le deuxième prénom des Hommes de pouvoir. Cependant ils espèrent toujours un Happy End !

Ce film qui se voulait une fiction, n'était pas sans nous rappeler tout de même vaguement des affaires qui se sont passées sous la Présidence de plusieurs de nos Chefs d'état. 
Des films politiques, en France, il y en a peu par comparaison à d'autres pays comme les USA. A la différence près que le film délivre une morale que le film d'hier ne délivre nullement. On reste abasourdi en voyant le générique de fin. L'impression sordide que l'on nous laisse entrevoir est que tout est permis au sommet de la pyramide politique, que les seuls "méchants-pas beaux" punis sont des gens des cités ou des gens de la classe moyenne et l'impunité pour les nantis...

Ce film ne valait pas mieux que la réalité et ne laissait pas présager que tout écart peut-être sanctionné. Il reste la dernière image sur ce fameux bijou renfermant une clef USB autour du cou d'une femme, malheureusement, rattrapée par l'ambition et la fièvre du pouvoir...Rien d'optimiste donc !

Le cinéma doit faire rêver, faire espérer et donner l'impression que le monde n'est pas si pourri que cela.

Hier, j'ai eu l'impression que...

« Si le cinéma est le reflet d'une société alors la nôtre doit être peuplée de cas cliniques. »

de Eric Neuhoff

LES EPREUVES FORMENT-ELLES L'INDIVIDU ?

  Les épreuves marquent l'individu de manière indélébile autant qu'elles dévoilent ses ressources profondes... Chacun démontre ainsi...