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dimanche 26 avril 2015

UN SUJET DE SOCIETE...!

Parlons un peu d'un sujet grave et néanmoins non effleuré par les médias...Un sujet de société.


Un sujet qui m'est cher, le bénévolat. 
En France, il n'est pas rare d'avoir à faire à des donneurs de leçon sur tel ou tel sujet. En gros la France serait le pays le plus juste, le plus "Charlie"...Si je puis dire ! Pourtant, il y aurait à redire !

Nous comptons aujourd'hui, plus de 5 millions de chômeurs recensés mais qui parle de ceux que l'on appelle "bénévoles" ? car sous ce merveilleux mot, bien des dérives sont commises. Le bénévolat est comme je l'ai déjà expliqué sur ce blog, une des plus belles actions qui soient puisqu'elle est désintéressée. Quoi de plus noble ? Toutefois, il ne faut pas que cela devienne une excuse pour en demander toujours davantage sous prétexte que le bénévole est très souvent passionné et ne demande aucune rémunération...! 

Il n'y a qu'un pas pour voir fleurir des "bénévoles" qui travaillent "toute" l'année à un vrai travail. certains doivent prendre des décisions, mener à bien une mission ou être sur tous les fronts dans une petite association ou entreprise... Si cette personne a de gros revenus par ailleurs, on peut appeler cela de la philanthropie et cela, dans une société de plus en plus tournée vers elle-même et l'argent, est chose suffisamment rare pour être soulignée. Mais, et je dis bien mais, il y a ces personnes qui n'ont pas de revenus ou peu et se voue à la collectivité durant de longues années par passion, par amour pour leurs prochains, ou par pure naïveté, comme vous voulez. Quoiqu'il en soit, la société Française profite de leur crédulité et les emploie sans scrupule. Paradoxalement, ces bénévoles à temps plein ne demandent pas grand chose si ce n'est un peu de reconnaissance ! Ils rencontrent cependant très souvent que dédain...
Ce sont très souvent des personnes qui approchent de la cinquantaine ou qui l'ont dépassé depuis quelques temps. Ils savent que le travail à cet âge est une denrée rare et veulent exister même gratuitement. Leur expérience, leur savoir-faire, leur talent sont alors mis à la disposition des collectivités ou à des associations....Néanmoins, en France, vous ne pouvez exister que par le chiffre de votre compte en banque et non par votre dévotion à une cause ou une collectivité. 

Appelez cela snobisme ou bêtise ! Quant à moi, je le nommerai indifférence...! Cette indifférence arrive avec le temps. Au début, la personne qui a flairé vos dispositions intellectuelles ou créatrices va y mettre les formes pour vous amener petit à petit vers un engrenage d'où vous ne sortirez pas indemne. Surtout si vous finissez par vous investir à plein temps dans l'aventure en question. Et là ! il n'y aura plus de dialogue avec cette personne, habituée à votre dévotion. Vous serez bel et bien pris dans les filets de profiteurs sans scrupule...


« La demande est chaude, le merci est froid. »

 Proverbe allemand


jeudi 29 mai 2014

Mathieu ; témoin impuissant d'un monde en décadence !

Au bord de l'eau, Mathieu était songeur... Les résultats des Européennes étaient tombées de façon brutale ; le premier parti de France était sans conteste l'abstention et le FN arrivait en tête des élections...




Depuis plusieurs années déjà, l'orage grondait. Les entreprises, licenciaient à tour de bras, laissant des familles entières dans la misère la plus noire. L'émotion de ces gens dont l'univers venait de tournait au cauchemar, était grande, les mots durs, la colère palpable. Les larmes coulaient le long des joues de nos anciens, pressés comme un agrume par les taxes et impôts en tous genres. Personne ne pouvait rester insensible à cette détresse et l'envie d'aider, de crier pour eux était grande. Malgré tout, l'indifférence de tous était omniprésente et honteuse...Cependant, de là à répéter sur toutes les ondes que le résultat de ce fameux dimanche était le populisme, le prolétariat, était légèrement réducteur et mensonger. Mathieu connaissait des médecins, avocats, notaires... qui votaient depuis des années FN. 

Notre homme, malgré ses petits revenus, tenait à donner de son temps bénévolement pour redonner du courage à des jeunes qui ne croyaient plus en eux. Le système les avait brisés. Ils erraient de CDD en CDD depuis des années et grand nombre d'entre eux n'avaient et ne pouvaient fonder une famille. "A quoi bon", disait-il "notre avenir est tellement incertain"
Tout ceci était bien cruel, injuste et assassin. Notre société était en train de disparaître pour faire place à une autre plus dure, plus égoïste. Le sacrifice, pensait Mathieu, de toute une génération sur l'autel de l'appât du gain d'un groupuscule qui ne connaissait pas la crise, qui s'était même servi de l'euro pour faire du profit et délocaliser pour mieux profiter, était un pur scandale et les conséquences seraient certainement proportionnées... 

Mathieu avait entendu les appels désespérés de ces gens, sur les plateaux de télé, en reportage ou même, plus récemment devant le Président de la République qui avait répondu, jovial, que lui et son gouvernement s'en occupaient. Rien n'est venu ! et le mince espoir s'est mué en colère. 

Certains ont tourné le dos à la politique en général. D'autres ont voulu que l'on arrête de leur imposer deux partis qui se battent, en pleine crise, uniquement pour leur élection future et ont voulu taper un bon coup de point sur la table en votant pour le parti "maudit" par tous... 

Mathieu se souvenait de ces médias qui ne comprenaient rien. Qui riaient avec leurs invités politiques, artistes, philosophes ou autres "élites" ou peoples, en refaisant le monde, leur monde. Et tous, de parler de solidarité, de partage, "du tous ensemble", alors que Mathieu le savait, pour avoir regardé les pages des réseaux sociaux, que toutes ces personnalités aux salaires indécents, préféraient blablater sur une photo d'eux-même en ignorant royalement les appels au secours de petites gens. 

Aujourd'hui, Mathieu ne voulait pas se réjouir de l'agitation de ce petit monde de privilégiés qui n'a toujours rien compris. Il continuera à aider ces jeunes et sera le témoin impuissant d'une décadence annoncée...! Il sentit, plus qu'il ne vit, le saumon qui frétillait au bout de sa canne à pêche.




Photo Geneviève LECOEUR (tous droits réservés)

LES EPREUVES FORMENT-ELLES L'INDIVIDU ?

  Les épreuves marquent l'individu de manière indélébile autant qu'elles dévoilent ses ressources profondes... Chacun démontre ainsi...