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samedi 18 mars 2017

FABLE DU CLAN DES FOURMIS...!




Il était une fois au fin fond d'une jungle profonde, une communauté de fourmis bien organisée qui travaillait au bien de tous. Son chef Acamatus, exerçait une certaine souveraineté sur son territoire et  ne ménageait pas sa peine pour agrandir et faciliter le travail de son clan. Il avait ainsi établi la protection des familles, aménagé des endroits pour l'éducation des petites fourmis, des endroits pour le repos des vieilles fourmis, d'autres encore pour la détente, les jeux et la culture. Acamatus avait pensé à tout pour façonner une société équilibrée et à la pointe de son temps. Mais dans le clan voisin, Parasyscia, jaloux d'Acamatus, ne cessait de détruire ce qu'il faisait. D'autant, qu'il n'avait lui, aucune idée pour faire mieux mais une capacité effrayante à détruire. Acamatus, soucieux du bien être de sa communauté, faisait fi de Parasyscia et continuait d'élaborer de grands projets qu'il voulait pour le bien de tous. 

Les supra-chefs avaient décidés d'unir ces deux communautés pour n'en former qu'une et ainsi, pensaient-ils, Acamatus pourrait épandre sa grande expérience pour faire prospérer davantage le clan. Cette décision attira fâcheusement, toutes les convoitises d'autres petits chefs qui, jusqu'à présent étaient restés sages et profitaient d'Acamatus, mais la perspective de pouvoir être chef à la place du chef était tentante et surtout, pour certains, le moyen d'être un jour, un supra-chef...Pendant des mois et des mois, les petites fourmis avaient parlementé, tiré, pour certaines, la couverture à elles. Dans ce lot, Symphonimus, vit l'opportunité de pousser vers la sortie Acamatus, en faisant peur à toutes les fourmis concernées par ce changement et en discréditant en beauté Parasyscia. Ceci fait, mais étant encore loin de pouvoir faire bouger de son socle Acamatus, il se servit d'une faute d'écart de Janétia, la douce moitié, la confidente, l'amie d'Acamatus, aidé en ça de trois ou quatre fourmis simplettes et il la coinça...La pauvre Janétia, faillit mourir de honte et de désespoir et Acamatus, déstabilisé devant tant de forfaiture et ne reconnaissant plus son clan laissa sa place à Symphonimus. 

Peu expérimenté et même ridiculement incompétent, Symphonimus contre toutes attentes, lia toutes les papattes d'Acamatus afin qu'il ne puisse pas prendre trop de place et,  s'accapara puis commença à détricoter tout son immense travail..

Cette petite fourmi aimait se parer et se pavaner plutôt que d'occuper son bureau. 

Pendant ce temps maintes et maintes petites fourmis besogneuses étaient prises du bluzz ...! 

Acamatus, malgré tout, protégeait du mieux qu'il le pouvait l'intérêt de tous, comme il avait toujours fait dans sa petite vie de fourmi consciencieuse. Symphonimus, de son côté continuait son travail de démolition d'Acamatus en l'humiliant, le harcelant de SMS de fourmis encore et encore...Acamatus répondait par le travail de plus en plus intense qu'il s'infligeait afin de sauver sa communauté de petites fourmis. Alors Symphonimus accéléra les choses... 

Épuisé par ce harcèlement incessant et ne pouvant rendre raison à cette fourmi ambitieuse  et ne reconnaissant plus cette manière indécente et inqualifiable de travailler de petits chefs, Acamatus parti , un matin, rejoindre le paradis des fourmis...

Symphonimus, nullement encore satisfait, se plut à démolir ce qui aurait pu être un modèle pour 
cette grande communauté...Dans cette destruction irréfléchie, cette toute petite fourmi crû que la légende d'Acamatus disparaîtrait  avec son laborieux travail sans penser une seule seconde que c'est elle, infâme petite fourmi, qui ne grandirait jamais dans les mémoires de sa communauté...

La morale de l'histoire : "Il ne sert à rien de pousser dehors les grands esprits et bâtisseurs avant l'heure. Il suffit d'apprendre à leurs côtés et d'attendre d'être prêt." En d'autres termes, tout arrive à qui sait attendre. Mais il est des monstres qui veulent tout et tout de suite, quitte à marcher sur le corps des talentueux...

vendredi 2 décembre 2016

Conte pour enfants...Maman ours et ses bébés au paradis blanc


Maman ours a eu deux bébés mais elle découvre en parcourant la banquise à la recherche de nourriture, d'autres bébés affamés et orphelins. Elle décide alors, de les adopter. La tâche est ardue car la nourriture se fait de plus en plus rare. Il faut qu'elle mange un repas sur deux pour que son petit cortège de tout petits attachés à ses pattes puissantes, puissent se nourrir pour ne pas mourir. Elle rencontre çà et là d'autres papa ours et maman ours maigres et désespérés qui errent sur une banquise de plus en plus rétrécie. Elle est triste de voir disparaître sa famille par la bêtise des hommes mais que peut-elle faire ? Que peut-elle dire ? si ce n'est protéger ce qu'il y a encore à protéger ! 

Elle va rencontrer des pingouins qui se déplacent par hordes sur la glace et qui glissent sur la banquise devenue l'espace d'un moment un terrain de jeu pour les plus jeunes. Les bébés ours regardent bouche-bée le spectacle. C'est si drôle qu'ils décident de glisser aussi et ils jouent, rient, poussent des petits cris de contentement sous le regard attentif de maman ours. C'est si bon de voir jouer ces petits innocents qui ne comprennent pas vraiment pourquoi il y a tant de tristesse sur la banquise...Alors, des moments comme ceux là se partagent, se vivent pleinement. Mais il faut reprendre la route...

Maman ours, courageusement pêche pour ses amours d'oursons et les voir manger joyeusement la ravie. Ils sont si mignons qu'elle a souvent des larmes de glace au coin de l'oeil. Ils refusent très souvent de manger sans elle et insistent pour partager la maigre pitance...
Aujourd'hui, au grès de leur marche, ils rencontrent des rennes. Ils sont si bizarres, avec leurs bois immenses et si majestueux, harnachés à cet immense traîneau guidé par ce monsieur à la barbe blanche et la hotte remplie d'objets colorés mais ce n'est pas du poisson frétillant pour eux, qui ont le ventre qui gargouille c'est pour les petits d'hommes, leur expliquent les rennes car c'est bientôt la nuit de Noël et ces petits attendent avec impatience que le "père Noël" car c'est son nom, passe. Les oursons regardent maman ours qui détourne la tête car il n'y aura pas de Noël pour ses chers enfants, il n'y aura pas plus de nourriture ce jour là... 

Maman ours avance maintenant de plus en plus péniblement vers les terres à la recherche de nourriture qu'elle ne trouve pas. La neige tombe et les sapins sont tout blancs. Les bébés sautent de ci de là et s'agitent sur ces tapis improvisés. L'espace d'un instant, ils en oublient leur pauvre faim. Tout est blanc comme eux et c'est si joli...






La nuit de Noël approche et maman ours voudrait un miracle, elle espère de tout son coeur et regarde les étoiles scintiller au plus haut de ce ciel qui se confond à l'horizon si proche et si lointain. Maman ours a été entendue, semble-t-il, car tout à coup elle aperçoit au loin quelque chose qui chatoie comme un appel. Elle s'avance avec ses bébés qui se protègent sous ses grosses pattes protectrices. L'endroit qui se rapproche semble dans le lointain être un paradis tout blanc où tous les animaux de la banquise semblent être à la fête. Il y a également des petits rennes sages et un renne plus grand qui lui, chante et danse. Des pingouins, un elfe, des chouettes blanches et tout ce petit monde semble si heureux. Maman ours et les bébés ours se sentent en parfaite harmonie avec eux. La nourriture ne semble plus un problème et la joie est partout dans les coeurs autour d'eux. Un grand paradis sur la banquise...!



 Cette décoration se trouve au Centre Socio-Culturel de Brécey en Normandie (50) imaginée par GLT


Photos de Geneviève Lecoeur-Tréhet (Tous droits réservés)

LES EPREUVES FORMENT-ELLES L'INDIVIDU ?

  Les épreuves marquent l'individu de manière indélébile autant qu'elles dévoilent ses ressources profondes... Chacun démontre ainsi...